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Page 2 sur 8 Chronologie de l'éruption Au cours de l'année 1889, on rapporte la réactivation de fumerolles au sommet du volcan.
En février 1902, de fortes odeurs de soufre sont perçues d'abord dans les hauteurs du Prêcheur, puis au Fond Coré à Saint-Pierre. Avril 1902 Le 22 avril, le cable télégraphique reliant Fort-de-France à la Guadeloupe est rompu. Le 24 , une colonne de vapeurs noires s'élève depuis l'Etang Sec jusqu'à 500-600 mètres de hauteur. Le 25, le Prêcheur est couvert de cendres. Le 28, de forts grondements se font entendre, la colonne de vapeur augmente tandis que la Rivière Blanche est en forte crue.
Mai 1902 Le 2 mai, les cendres tombent en abondance sur le Prêcheur, Sainte-Philomène et les Abymes. Les grondements importants persistent. La colonne de vapeurs noires est sillonnée d'éclairs. On note les premières chutes de cendres sur Saint-Pierre, alors qu'une cendre fine couvre toute la Martinique. Le 3, l'obscurité est complète sur le Prêcheur et toutes les sources sont taries. Le 5, le barrage de l'Etang Sec se rompt, provoquant la formation d'un lahar qui détruit l'usine Guérin Le 6, toutes les rivières du Nord de la Martinique sont en crue. Le cable entre Saint-Pierre et Sainte-Lucie se rompt. De nombreux phénomènes lumineux sont observés au cratère Le 7, les maisons et les arbres s'effondrent ou se brisent au Prêcheur sous le poids de la cendre.
Le 8, à 3h00 du matin, des lahars ravagent les bourgs de Grand-Rivière, Macouba et Basse-Pointe. A 5h00, une coulée de boue emporte une partie du bourg du Prêcheur, faisant 800 victimes. A 8h02, Saint-Pierre est détruite par une nuée ardente qui dévaste une surface de 58 km², tuant ses quelques 28 000 habitants.
Ruines de Saint-Pierre ( Ph. Lacroix) Le 20, un nouveau paroxysme fait passer un nuage de cendres au-dessus de Fort-de-France. Les 26, et 28 mai d'autres éruptions particulièrement violentes se produisent.
Juin 1902 Le 6 juin, une nuée ardente se dirige dans la vallée de la rivière Blanche alors qu'un nuage de cendre s'étend sur une bonne partie de l'île.
Juillet 1902 Le 9 juillet, une nuée ardente se développe sur le versant Sud-Ouest, elle est suivie d'une série d'explosions verticales
Août 1902 Le 30 août, une nuée ardente se dirige cette fois sur les versants Est-Sud-Est et Sud. Elle détruit le bourg du Morne-Rouge, une partie d'Ajoupa-Bouillon et atteint des quartiers de la commune du Lorrain, faisant un millier de victimes. La surface atteinte est de 114 Km².
Après le 30 août, l'activité volcanique se poursuit avec la formation d'un dôme de lave et la poussée d'aiguilles de lave. D'autres nuées ardentes se développent, mais elles sont de moindre importance que les précédentes. On estime que l'activité éruptive proprement dite prend fin au cours de l'année 1905.
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